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Rappel des instituteurs/ Seuls les survivants auront droit au jackpot!

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En Côte d’Ivoire, les fonctionnaires sont traités à la tête du client. Tandis que certains, une fois affectés, reçoivent maximum 6 mois voire un an après leur rappel, les instituteurs sont des laissés pour-compte. Et cette situation de mauvaise foi est causée  par la lenteur administrative. Depuis bientôt 5 ans, la corporation du secteur éducation/formation et plus précisément les INSTITUTEURS ADJOINTS admis au concours du Certificat d’Aptitude à la Profession d’enseignant (CAP) Intégration communément appelle le CAP long, sont dans un total désarroi  et une mort psychologique. La raison essentielle, l’Etat , au travers du ministère de la Fonction publique et le ministère de l’Education nationale, la Direction des examens et concours (DECO)  et enfin la direction des Soldes ,  font preuve d’une grande lenteur dans la signature des actes. Et cela bien entendu,  commence  par l’année de titularisation.

Prenons un cas précis!

Un enseignant admis au concours professionnel 2017 au CAP long, s’est vu titularisé en 2019 (ce qui devait se faire en 2018 ). Mais manque de « baraka », il se voit attendre jusqu’en février 2020, avant d’avoir une décision de titularisation. Ça , c’est la deuxième étape puisque la première consistait en l’admission au CAP long c’est à dire trois ans de formation: deux théoriques et une pratique, sur le terrain.  La prochaine prière -donc la troisième etape- est d’espérer que son espace fonctionnaire géré par la Fonction publique lui permette d’avoir son arrêté de promotion signé. Enfin la dernière marche de cet escalier sans ascenseur pour accélérer la procédure , est de voir sa situation salariale bénéficier d’une quelconque bonification. Et ce genre de procédé peut se faire sur une période de 3 ans à 5 ans, pour les plus malchanceux. Mais comme nous sommes en Côte d’Ivoire le pays où tout ce qui est impossible peut se réaliser par un coup de baguette magique, il vous suffit d’avoir des parents et connaissances dans les ministères cités plus haut, pour être délivré,  en un temps record. Et pourtant selon le profil de carrière, après 3 ans, un travailleur peut passer un prochain concours professionnel. Avec une lenteur et une lourdeur administrative d’un tel acabit ce n’est donc, pas respecté.  Et ce calvaire est partagé par plus de 5000 travailleurs du secteur éducation / formation.

Le plus dur, la survie!

L’on a plusieurs fois vécu le cas de plusieurs d’entre ces instituteurs qui ont passé la craie à gauche, avant ce fameux rappel, aneantissant tous leurs efforts, sans droits acquis. La bataille ne devient donc plus de passer les étapes, mais de survivre -même en vivotant- jusque-là. Le plus drôle,  c’est que cela se fait dans le silence parfait des autorités et dirigeants du pays. Parole de quelques enseignants qui expriment leurs doléances -qui tomberont bien sûr dans des oreilles de sourds mais dont www.enquetemedia.org se fait l’echo- aux autorités : « Nous aimerions que le Président de la république, le Mediateur de la République , la Grande Chancellerie , le Premier ministre, la société civile et la Haute autorité pour la bonne gouvernance aient un regard sur la gestion du bien publique et la bonne marche des signatures des actes administratifs; pour éviter la corruption et les abandons de postes.  N’oublions pas qu’un travailleur performant est un travailleur qui manifeste son potentiel dans des conditions adéquates surtout que l’EDUCATION est la base de toute société qui se veut émergente et stable. »

Soyez braves chers enseignants…. Dans un pays où seul l’arrivée au pouvoir, l’âge des dirigeants, la durée du mandat présidentiel et le tripatouillage de la Constitution pour s’éterniser au sommet de l’État importent, réjouissons nous déjà que cette période d’attente n’excède pas 5 ans!

LA REDAC’