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Du FPI au PPA-CI, l’histoire d’une longue marche aux contours manichéens.

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Au moment où les « démocrates » Ivoiriens s’apprêtent à vivre une nouvelle expérience démocratique avec le président Gbagbo, une rétrospective serait nécessaire pour mesurer le chemin parcouru dans un combat qui a commencé dans la clandestinité et pour lequel aucun sacrifice n’aura été de trop. C’est un chemin difficile et il fallait une certaine détermination pour tenir bon car certains se sont découragés et ont abandonné, tandis que d’autres ont trahi et sont passés du côté de l’adversaire. Il y a aussi eu des morts, beaucoup de morts, certains assassinés, d’autres en prison ou dans une pauvreté provoquée… parce que l’adversité est multiforme et peut toucher même au minimum vital. Un licenciement abusif, une affaire qui périclite et on a vu avec le régime Ouattara, des dettes qui ne sont pas honorées par l’état, pour cause de sympathie avec le régime Gbagbo. Donc beaucoup de sacrifices « parce que le combat en vaut la peine », selon le président Gbagbo. Et avec le PPA, il semble vouloir faire son baroud d’honneur!

• 1969 : Grève des étudiants contre la création du Mouvement des eleves et etudiants de Côte d’Ivoire (MEECI). Arrestation de 400 étudiants dont Laurent Gbagbo.

• 1969-1970 : Création d’une cellule à Strasbourg composée de quatre personnes : Laurent Gbagbo, Traoré Amadou (le Puissant), Zadi Zaourou, Assoa Adou.

• 1970 : Retour de Laurent Gbagbo et de Zadi Zaourou au pays, le premier enseigne au Lycée Classique d’Abidjan, le second est recruté à la Faculté des Lettres.

• Mars 1971 : Arrestation de Laurent Gbagbo. Interpellé à l’Assemblée Nationale, il est conduit au camp militaire d’Akouédo, puis à celui de Séguéla où il rencontre Djéni Kobina, Secrétaire Général du Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (SYNESCI), Sangaré Abou Drahamane, Laurent Akoun.

1972.- recrutement de Simone Ehivet.

• 9 Janvier 1973 : Libération de Laurent Gbagbo, Djéni Kobina, Hoba Albert.

• 1977 : Retour définitif de Assoa Adou au pays.

• 1980 : Exil de Kouassi André en Haute-Volta.

1982 : Année du « complot contre les enseignants ».

– Cinq militants créent un parti socialiste sans nom, dans un appartement de Cocody. Ce sont : Pascal Kokora, Sangaré Abou Drahamane, Simone Ehivet, Boga Doudou et Laurent Gbagbo.

• 25 Mars 1982 : Départ de Laurent Gbagbo en exil, en passant par la Haute-Volta, actuel Burkina-Faso.

• 28 Mars 1982 : Arrivée de Laurent Gbagbo à Paris (France).

• 5 juillet 1982 : Les autorités françaises rejettent la requête de Laurent Gbagbo pour son statut de « réfugié politique « .

• Fin mars 1983 : Laurent Gbagbo et Ouraga Obou Boniface dénomment la structure  » Front Populaire Ivoirien  » (FPI).

1983. Publication de  » Côte d’Ivoire, Pour Une alternative démocratique. » Un livre de Laurent Gbagbo.

• 22, 23, 24 décembre 1984 : En l’espace de six mois, le Mouvement d’Initiatives pour les Droits Démocratiques (MIDD) tient deux Congrès à Paris, rue de Nanteuil. Election de Maurice Lohourignon au poste de Président. Il nomme Ahoua Don mello au poste de Secrétaire Général.

– 13 septembre 1988 : Laurent Gbagbo regagne son pays pour participer au congrès constitutif de son parti. Durant son exil parisien, il aura reçu plusieurs propositions de postes pour rallier le parti unique au pouvoir, ce qu’il refuse catégoriquement.

• 19-20 Novembre 1988 : Congrès constitutif du FPI à Dabou.

*ci-dessous la LISTE DES PARTICIPANTS AU CONGRES CONSTITUTIF DU FPI 19-20 NOVEMBRE 1988.

NOM & PRENOMS :

1. Gbagbo Laurent; 2. Boga Doudou Emile;3. Sangaré Abou Drahamane;4. Anaky Kobenan Innocent; 5. Ehivet Simone; 6. Mingni Mathurin; 7. Koudou Jeannette; 8. Ouraga Obou Boniface; 9. Kouassi Raphaël; 10. Guirieoulou Emile; 11. Zahui Zokou Zéphirin; 12. Ahibo Coffy; 13. Tapé Kipré; 14. Bamba Maurice; 15. Gbalou Lida; 16. Bouikalo Bi Thierry; 17. Kra Félix; 18. Oula Lucien; 19. Kouassi André; 20. Boni Mel Emmanuel.

*BUREAU DE SÉANCE :

Président : Sangaré Abou Drahamane; Secrétaire : Ouraga Obou Boniface; Rapporteur :  Koudou Jeannette.

• 20 Novembre 1988 : Après le Congrès, Anaky Kobenan, PDG d’Inter-Transit est arrêté, soupçonné d’être le financier du FPI naissant.

• 3 avril 1990 : Enregistrement officiel des Statuts du FPI à la Préfecture d’Abidjan sous le n° 128;

• 30 avril 1990 : Annonce du multipartisme;

• 31 août 1990 :1ère marche pacifique du FPI;

• 6 septembre 1990 : 2è marche pacifique du FPI;

• 12 octobre 1990 : Versement de 20 millions de caution pour le candidat Laurent Gbagbo aux élections présidentielles;

• 28 octobre 1990 : Election présidentielle avec 18% des suffrages pour Laurent Gbagbo, candidat du FPI. Cette année 1990 marque un tournant dans la carrière politique de Laurent Gbagbo. Il est non seulement élu député avec huit autres membres du parti, mais il a affronté seul le président Houphouët-Boigny.

• juin 1991 : Descente policière suivie de répression à la cité universitaire de Yopougon.

• Le FPI demande la mise en place d’une commission d’enquête nationale.

• 5, 6, 7 décembre 1991 : Congrès constitutif de l’OFFPI à l’AITACI (Abidjan-Treichville) avec l’élection de Guéi Valère au poste de secrétaire nationale.

• 18 février 1992 : Grande marche de protestation. Répression et arrestation des démocrates dont Laurent Gbagbo.


•1er août 1992 : Libération des démocrates.

• 27, 28 Novembre 1992 : Symposium à Dabou en hommage au Professeur Harris Mémel Fotêh.
• 7 novembre 1993 : Meeting de Rentrée Politique du FPI (à Marcory).

• 19 Février 1994 : Cérémonie du lancement officiel du CENAT (Comité Electoral National).

• 17-19 février 1995 : Premier Congrès ordinaire de la JFPI.

• 5 avril 1995 : Officialisation du Front Républicain. Un accord-cadre est signé par le FPI, le Rassemblement Des Républicains (RDR)et l’Union des Forces Démocratiques (UFD).

• 8 juillet 1995 : Première marche de protestation du Front Républicain pour exiger un code électoral consensuel, des élections justes et transparentes.

• 28 août 1995 : Marche de protestation du FPI pour exiger des élections justes et transparentes.

• 3 septembre 1995 : Cérémonie de lancement du GFC/LG (Groupe Féminin pour la campagne de Laurent Gbagbo) à l’hôtel « Assanvon ». Groupe ad ’hoc créé pour le seul temps de l’élection présidentielle.

• 7 octobre 1995 : Convention extraordinaire du FPI à Yopougon pour lancer le mot d’ordre du boycott actif des élections présidentielles.

• lundi 2 et 16 octobre 1995 et dimanche 22 octobre 1995 : répression sanglante des manifestations (morts d’hommes) boycott actif.

• 14-15 octobre 1995 : Mission de la Direction du Parti dans les fédérations pour informer et expliquer la position du FPI sur le mot d’ordre du  » boycott actif » de l’élection présidentielle.

• 15 octobre 1995 : Conflit entre Bétés et Baoulés à Kramo-Yaokro, campement essentiellement peuplé de Baoulés dans la sous-préfecture de Guibéroua. Vive répression des forces de l’ordre, suspension des élections générales dans les régions de Guibéroua, Gagnoa et Ouragahio.

• 22 octobre 1995 : Boycott actif de l’élection présidentielle.

• 6 novembre 1995 : Accord entre le gouvernement et les partis politiques membres du Front Républicain. Révision des listes électorales.

*Du boycott actif, le FPI passe à la participation active aux élections législatives et de 9 députés en 1990, il passe à 13 députés. Aux municipales, le FPI passe de 7 communes à 13 communes.

• 29 décembre 1995 : Le Conseil Constitutionnel annule le scrutin de Gagnoa commune invalidant ainsi l’élection des candidats du FPI (Dano Djédjé et Nimaga Mamadou).

• 11 février 1996 : organisation des élections municipales dans les circonscriptions de Ouragahio, Guibéroua et Gagnoa.

• 26 avril 1996 : Décès de Blé Gnahoré, chef de village de Kpogrobouo (Guibéroua) arrêté et détenu sans jugement à la prison civile de Gagnoa suite à l’application du mot d’ordre du boycott actif.

• 23-25 novembre 1996 : Premier Congrès extraordinaire de l’OFFPI à Grand-Bassam.

• 29-30 novembre 1996 : Congrès extraordinaire de la JFPI à l’AITACI (Abidjan-Treichville) avec l’élection de Blé Kessé Adolphe au poste de Secrétaire National.

• 8 février 1997 : Le Comité Central en sa session ordinaire a pris, au terme d’une procédure contradictoire, les décisions d’invalidation des élections des camarades Fernandez Emmanuel et Georges Coffy (qui a reçu en plus un blâme) à ladite instance, de validation de l’élection au Comité Central du camarade Diagou Gomont.

• 13 au 20 juin 1997 : Voyage aux USA de Laurent Gbagbo. Au cours de ce voyage organisé par la Représentation FPI aux USA, le Président du parti, a été reçu par le Directeur Général du FMI, Michel Camdessus et à l’ONU.

• 8 janvier 1998 : Cocktail dinatoire avec les journalistes organisé par le Secrétaire National chargé des Relations avec les Syndicats et la Société Civile (au Café d’Abidjan). L’occasion a été donnée au Président du parti de faire connaître le FPI aux journalistes. Au nombre des initiatives de ce Secrétariat, il y a eu d’autres rencontres.

• 1er février 1998 : 1er Forum des Elus Socialistes du Sud-Est à Yakassé-Attobrou.

• 30-31 Mai 1998 : Missions d’explication de la Direction du parti sur le système foncier rural.

• 7 septembre 1998 : gigantesque manifestation du Front Républicain à Abidjan contre les entraves portées au processus de démocratisation et contre la brutale dégradation de la situation sociale et morale en Côte d’Ivoire.

• 15 septembre 1998 : Accueil du Président du parti au siège du Parti Socialiste Français (PSF) par son Premier Secrétaire François Hollande, son Secrétaire National aux Relations Internationales Pierre Guidoni, et son Délégué National à l’Afrique, Guy Labertit. Dans la déclaration qui a sanctionné cette rencontre, le PSF se dit très préoccupé par le contenu de la révision constitutionnelle qui marque un recul de la démocratie en Côte d’Ivoire et déplore vivement les très lourdes condamnations d’opposants (13 condamnations à la prison à perpétuité) suite aux événements survenus lors des élections de 1995.

• 13 octobre 1998 : Décision prise par le Gouvernement d’entrer en négociation avec le FPI.

• 12-13 décembre 1998 : Premier Congrès ordinaire de l’OFFPI avec la
réélection de la camarade Odette Likikouet au poste de Secrétaire Nationale.

• 16 décembre 1998 : Signature du procès-verbal sanctionnant la 1ère phase des négociations FPI/Gouvernement.

• 24 décembre 1998 : Vote de la loi d’amnistie des prisonniers politiques du boycott actif.

• 20-21 février 1999 : Congrès ordinaire de la JFPI à Daloa, avec l’élection de Damana Adia Pickas au poste de Secrétaire National.

• 26-27 février 1999 : 1er Forum de la refondation du FPI à Gagnoa. Le FPI parti de critique et d’autocritique s’y est livré à un exercice d’introspection.

• 28 février 1999 : Meeting organisé à Gagnoa pour rendre un hommage mérité aux prisonniers politiques du boycott actif.

• 27 mars au 25 avril 1999 : Missions d’explication et de sensibilisation sur la carte nationale d’identité, le domaine foncier rural et les textes de lois qui
constituent des avancées démocratiques , sur les négociations FPI /Gouvernement.

• 10-11 avril 1999 : Congrès de la CEFPI avec la réélection du camarade Bédi Holy au poste de Secrétaire Général.

• 4, 5, 6 juin 1999 : Le Comité Central élargi au Comité de Contrôle et aux
Secrétaires Généraux de fédérations a procédé à un large et fructueux débat sur le Projet de Programme de Gouvernement actualisé qui figure à l’ordre du jour du 3ème Congrès ordinaire.

• 4 juillet 1999 : Premier Congrès ordinaire de la CURFP avec l’élection du camarade TAPE Gozé au poste de Secrétaire Général.

• 9, 10, 11 juillet 1999 :Troisième Congrès ordinaire du FPI.
Thème  » An 2000 : défis de l’alternance et de la Refondation en Côte d’Ivoire au Palais des Sports de Treichville-Abidjan « .

24 décembre 1999. Coup d’état contre le président Bédié. Le Général Guei prend le pouvoir. Et le FPI entre au gouvernement.

26 octobre 2000. Le président du FPI Laurent Gbagbo est élu président de la république. Il s’attelle aussitôt à la réconciliation en tendant la main à tous les acteurs politiques.

9 octobre 2001-18 décembre 2001. le président Gbagbo organise un Forum de la réconciliation nationale.
– 19 septembre 2002 : Une rébellion armée tente de renverser le régime Gbagbo, avant de s’emparer du nord du pays. La Côte d’Ivoire est coupée en deux entre un Nord rebelle et un Sud loyaliste.

– 3 décembre 2010 : Le présient Gbagbo est réélu président.

04 décembre 2010. Il prête serment mais son adversaire conteste avec le soutien de la France, des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de l’ONU.
Laurent Gbagbo propose alors le recomptage des voix, proposition rejetée par Alassane Ouattara et ses soutiens.
Pendant que Laurent Gbagbo s’installe au palais présidentiel, les partisans d’Alassane Ouattara et des membres de son gouvernement se retranchent dans l’hôtel du Golf à Abidjan, soumis à un blocus.

– 28 mars 2011 : Après quatre mois de tensions, de violences et de médiations infructueuses, les Forces républicaines pro-Ouattara (FRCI, anciens rebelles qui contrôlaient le nord du pays) lancent une offensive, prenant en quatre jours le contrôle de quasiment tout le pays.
– 11 avril 2011 : Laurent Gbagbo est renversé par les FRCI, après une bataille de dix jours dans la capitale et plusieurs jours de bombardements de la force française Licorne et de l’ONU.

13 avril 2011 Laurent Gbagbo est déporté à Korhogo, au nord du pays.

– 30 novembre 2011 : Laurent Gbagbo est déporté en Europe et incarcéré au centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, où il est rejoint le 22 mars 2014 par Charles Blé Goudé, ex-leader de la galaxie patriotique.

28 janvier 2016. Début du procès Gbagbo et Blé à la CPI . Ils sont accusés de quatre chefs de crime contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Ils plaident non coupables.

– En mars 2015 : À Abidjan, l’épouse de Laurent Gbagbo, Simone, qui est elle aussi en prison en Côte d’Ivoire, et contre laquelle la CPI a également émis un mandat d’arrêt en 2012, est condamnée en mars 2015 à vingt ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État. Elle sera graciée plus tard, en 2018.

– 15 janvier 2019 : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont acquittés par la CPI. Le 1er février 2019, ils sont libérés sous conditions, avant un éventuel procès en appel.

– 31 mars 2021 : La CPI confirme définitivement l’acquittements du président Gbagbo et Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé et lève toutes les restrictions.

– Le 17 juin 2021 : Laurent Gbagbo revient à Abidjan après dix ans d’absence.

Le 9 août 2021. Il abandonne le FPI à son ancien premier ministre Pascal Affi Nguessan et annonce la création d’un nouveau parti politique.

Les 16 et 17 octobre 2021 à l hôtel ivoire Sofitel création du nouveau parti dénommé PPA-CI( Parti des peuples africain Côte d’Ivoire).

Un dossier de la REDACTION