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Crash du MI 24/ Une affaire d’espionnage et de contre-espionnage, digne de «Rocambole contre Services secrets» !

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Alerter pour parer au plus pressé

En phase d’attaque, le MI-24 qui a fait un crash, a été faire un survol en haute altitude. La confirmation de la présence de l’ennemi a été faite à H-01.43AM, ce 9 septembre. C’est lorsque le MI-24 a amorcé sa phase d’attaque en basse altitude, que le contact a été rompu avec l’état-major.
Des hélicoptères Puma de la force française qui étaient en appui ont automatiquement alerté leur base de la présence de drones dans l’espace aérien. C’est ainsi qu’il leur a été déconseillé d’engager un second MI-24 en renfort. Les Pumas français ont décroché de leur zone pour atterrir à KONG dans un campement, en attendant les instructions. Le Quai d’Orsay a réveillé le Président Alassane Ouattara qui était souffrant à cette période et l’a enjoint de convoquer l’ambassadeur de Russie à Abidjan, pour explication.

Le syndrome Wagner guette la Côte d’Ivoire

Évidemment que la Russie a nié être mêlé à l’incident ! En retour, l’ambassadeur de Russie pour montrer sa bonne foi, recommande et propose ses services, pour faire la lumière sur l’incident. Ce que la France a derechef rejeté, par l’intermédiaire de son officier militaire résident, qui participait à cette entrevue.
Le 12 septembre, les débris de l’hélicoptère ont été retrouvés. Téné Birahima, fort de l’information selon laquelle ne peut abattre un MI-24 en phase offensive qui veut, si l’appareil n’est pas l’objet d’un boycott, va brandir cet argument maîtresse, à son retour au pays. Pour éviter un incident à l’heure de l’affaire Wagner au Mali voisin, la Russie a « offert » 4 hélicoptères du même type à la Défense ivoirienne. Comme pour dire qu’on n’est jamais trop prudent quand on fourre son nez dans les affaires des autres !

La stratégie de défense perdante des pouvoirs.

Lorsque le MI-24 part ce 8 septembre en mission, l’artificier est motivé plus que jamais. Il faut dire que l’oseille, coulait à flots. En effet, les intervenants étrangers sont rémunérés à 50 mille US$ soit 25 millions de FCFA ; le prix de nombreuses années de sacrifice, pour un modeste citoyen ! C’est le prix voulu par les différents pouvoirs ivoiriens qui ont depuis Laurent Gbagbo préféré louer des mercenaires que de former des artificiers ivoiriens issus des Forces de défense et de sécurité, à cette tâche.
Sous Lida Kouassi le premier ministre de La Défense sous l’ère Laurent Gbagbo, le pays était attaqué. Les refondateurs -ainsi appelait-on les pontes du régime Gbagbo qui prônait la Refondation- s’équipaient pour parer au plus pressé, soumis à des tentatives de déstabilisation tout azimut.
Pour Bertin Kadet le second titulaire du portefeuille de la Défense sous le même pouvoir, il ne fallait surtout pas envoyer en formation des éléments qui pourraient maîtriser le pilotage des aéronefs et deviendraient ainsi très incontournables sous un régime claudiquant. C’était donc une question de survie du pouvoir. A l’arrivée des « émergents », cette politique n’a pas évolué. Bien vrai que 9 officiers aient été envoyés en formation pour la maîtrise de la flotte Sukhoy et des hélicoptères Puma français… Aussi, pour rompre avec la politique des refondateurs qui avaient signé avec les Biélorusses, Soro Guillaume et à sa suite Hamed Bakayoko et aujourd’hui Téné Birahima Ouattara les ministres de la Défense successifs sous le régime d’Alassane Ouattara, ont préféré s’attacher les services des Bulgares. Aucun officier ivoirien à la tâche, que des mercenaires, pour de tels besognes. Moralité de l’histoire et on le répète : On n’est jamais trop prudent, quand on fourre le nez dans les affaires des autres !
(Suite)

LA REDAC’