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Orientation à l’Université/Du pain béni pour les fondateurs d’établissements privés !

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Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a procédé récemment, à l’orientation des étudiants nouvellement admis au BAC, dans les universités publiques ivoiriennes. Sur la page Facebook dudit ministère, l’on peut aisément lire, que 12913 sur 69332 bacheliers remplissent les critères de base pour intégrer les universités publiques. Selon le président de la commission d’orientation de l’enseignement supérieur, Professeur KOBEA Arsène, « sur 85075 bacheliers admis au bac 2021, 69332 étudiants se sont préinscrits sur la plateforme sur ministère. Le nombre de place disponible dans les universités publiques de côte d’ivoire est de 19620, les bacheliers remplissant les critères d’entrer dans les universités publiques sont aux nombres de 12913 donc nous remarquons qu’il y a 6707 places à combler pour cette rentrée académique 2021-2022. » Ce qui a été comblé-bien entendu-par ledit ministère, en allégeant les conditions, mais en ne descendant pas en dessous de la moyenne, pour repêcher certains étudiants afin de combler le gap. Au cours d’un point de presse, le mardi 27 juillet 2021 à Abidjan, la Directrice des examens et concours (DECO), Mariam Dosso Nimaga, a annoncé que 87 097 candidats ont été déclarés admis au baccalauréat session 2021 sur 297 840 candidats présents, soit un taux national de réussite de 29,24% contre 40,08% en 2020. Sur 87090 admis seuls 19620 iront à l’Université, soit 22,52% du total des admis. Si l’on s’en tient à ceux qui ont postulé, nous avons donc 28,29%. L’appel des universités publiques abonde, mais les élus sont très peu nombreux, à ce que l’on voit !

Une parodie d’orientation ?

On a l’impression que le ministère de l’Enseignement supérieur voulait faire vite et très vite, même ! La preuve, la Coordination nationale des enseignants et chercheurs (CNEC) a déploré la procédure de sélection des étudiants pour nos universités publiques, pour cette année. En effet, tout s’est passé le temps d’un éclair. Le 15 septembre dernier, un conseiller du ministre Adama DIAWARA invite le représentant de la CNEC, le lendemain 16 septembre, à l’Amphi A du District l’emmenant, à assister à l’orientation des admis au BAC session 2021. Il s’y rend, ainsi que les autres représentants des autres syndicats. Au lieu d’assister à une séance de travaux en commissions et à une projection vidéo comme l’avait affirmé le ministre, ils se retrouveront comme de simples observateurs. Ils sont venus donc comme des observateurs internationaux valider une parodie d’élections, aux conséquences incalculables. Bien avant la fin de cette théâtralisation, d’aucuns ont préféré quitter la salle. Et tenez-vous bien ! une réunion le 15 septembre, une conférence de presse pour annoncer les résultats, le 16 septembre. Une administration qui a travaillé d’arrache-pied en moins d’une journée. Bingo !

Une manne financière pour les fondateurs d’établissements privés !

Près de 50000 admis au BAC et ayant postulé pour une place dans les universités publiques (49712) se retrouveront dans des établissements privés. On prend les mêmes, et on recommence !
En Côte d’Ivoire et l’on le sait, c’est un business lucratif que d’affecter des étudiants au supérieur privé. L’Etat va devoir payer, et des rétro commissions seront reversées à ceux qui affectent. Et c’est un agapè pour les fondateurs qui attendent cette période de l’année pour se frotter les mains, eux qui rechignent à payer leur personnel(l’objet d’une future enquête de www.enquetemedia.org). Et les fondateurs aux plus grandes relations avec beaucoup de « bakchichs » à offrir se verront octroyer le plus d’étudiants. Et tenez-vous bien, c’est du cash et du prépayé, tel nombre d’étudiants telle enveloppe, au prorata des affectés. Et le système est ainsi bien huilé ! Les parents d’élèves vont devoir serrer les ceintures puisqu’ils ne sont pas à l’abri des dépenses dont les plus usuelles sont les frais d’inscription et les frais annexes qui varient en fonction de la voracité des concernés….

LA REDAC’