contact@enquetemedia.org

Racket et intimidation / Une sénatrice, adepte de rétrocommissions, au cœur d’un scandale de 150 millions FCFA !

Partager l'article :

Share on facebook
Share on linkedin
Share on twitter
Share on pinterest
Share on email

Dans le cadre de la lutte anti-covid 19, Christian Ernest Seya, représentant Afrique de l’entreprise ‘ Kolon Corporation’ (Kolon Corporation, holding sud-coréenne de fabrication de produits pharmaceutiques et médicaux) recherche des contrats de fournitures d’équipements. A ses heures perdues C.E. SEYA donne des cours dans des universités privées. Il intervient à ce titre à Claire Fontaine, établissement d’enseignement supérieur appartenant à Chantal Fanny Moussokoura. Cette dernière est informée par son collaborateur des démarches qu’il entreprend dans le cadre de la lutte contre la pandémie.
Voilà qu’un samedi, il rencontre des sous-directeurs de la nouvelle Pharmacie de la santé Publique (NPSP) qui, au regard de la notoriété de la compagnie lui donne rendez-vous pour venir récupérer un bon de commande de 10 millions de cache-nez. Kolon Corporation livre seulement 3 millions de cache-nez dû au fait que les termes de paiement de la NPSP étaient 30% à la commande et 70% à la livraison. Alors, la nouvelle Pharmacie de la Santé Publique (SNPSP) demande à Christian Ernest Seya de livrer à titre personnel, les 7.000.000 de cache-nez restants. Il crée dès cet instant la société Zibo Gold International Trade et conclut le contrat avec la NPSP pour la fourniture des 7.000.000 de cache-nez restants dans le cadre du Strategic Purchasing and Alignment of Resources & Knowledge in Health Project (SPARK-Health) : Projet Spark avec la Banque Mondiale.

Contrat entre la Nouvelle PSP Cote d’Ivoire et Zibo Gold International Trade

Trois mois plus tard, le 08 Mars 2021, la Banque Mondiale paie la facture.

Piece 4 World Bank Payment

 World Bank Payment Advice)

Le 11 Mars 2021, soit trois (3) jours après, le jeune chef d’entreprise reçoit 12 appels de la Sénatrice Fanny Chantal Moussokoura. Elle lui signifie que ‘’l’argent étant arrivé’’, elle réclame sa part de 10% du montant du contrat. Montant qui s’élève à 1.193.000.000 FCFA (un milliard cent quatre-vingt-treize millions de FCFA). Une requête des plus étrange dans la mesure où elle n’a en rien participé à la conclusion de l’affaire. Par ailleurs, la société Zibo Gold International Trade n’a signé aucun contrat de pourcentage avec elle.

Menaces et intimidations

Sentant sa vie menacée et pour sauver sa peau, vu l’entregent de la sénatrice dans le pouvoir, le jeune entrepreneur lui fait un chèque de 50.000.000 FCFA.  Il démissionne de son école où il donnait des cours et officiait en qualité de directeur des études pour commencer une vie de refugier intérieur.

A la police Criminelle

Ses craintes sont confirmées quand quelques jours plus tard, soit le 29 avril 2021, il reçoit un appel du commissaire Edjro de la Police Criminelle, ex-police judiciaire,) lui demandant de se rendre immédiatement au dans son service au plateau pour y être auditionner. La convocation est assortie d’une menace au cas où l’intéresser refuserait d’obtempérer ; on viendrait le chercher.
Le fonctionnaire de police informe Christian Ernest Seya qu’il est visé par une plainte de Chantal Moussokoura Fanny. Il se serait rendu coupable d’un abus de confiance portant sur la somme de 100 millions. Le commissaire suggère à son interlocuteur de signer une reconnaissance de dette et de signer un chèque pour s’éviter la prison. La menace fait son effet : reconnaissance de dette et chèque de 30 millions sont produits dans les locaux même de la police criminelle sous pression du commissaire Edjro. Ce chèque de 30 millions, Chantal Moussokoura Fanny l’encaisse sans gêne le 06 mai 2021, soit une semaine après.

Brigade de Recherche Abidjan/Plateau

Six mois plus tard, le mardi 04 Octobre 2021, Christian Ernest Seya est convoqué à nouveau. Cette fois-ci, c’est à la Brigade de Gendarmerie du Plateau, précisément à la Section Recherche qu’il a affaire. Son vis-à-vis sera le Commandant Ouattara Benjamin. Il est gardé à vue une première fois du mardi 04 octobre à 10h30 au mercredi 05 octobre 2021 à 20h. Et, une deuxième fois, le mercredi 20 octobre 2021 de 10h à 23h.
A 23h, lors de cette seconde garde à vue, le commandant le soumet à un autre chantage, pour être libéré, il devra signer trois chèques d’un montant global de 70.000.000 F CFA (25.000.000+25.000.000+20.000.000) aux échéances du 05 Janvier 2022, du 05 avril 2022 et du 05 Juillet 2022. Exténué de cette longue journée de garde à vue dans des conditions extrêmes, il signe ces chèques et rentre chez lui.

Opposition au paiement des chèques

Ne pouvant plus et ayant compris la surenchère, une grosse injustice, un racket et un abus d’autorité, il décide d’écrire à sa banque pour une opposition sur lesdits chèques. Elle dépose le premier chèque, c’est à dire celui du 05 Janvier 2022. Mais le chèque revient impayé. La banque a exécuté l’opposition au paiement des chèques. Toute chose qui va énerver la sénatrice et ses bras séculiers. Une autre convocation de la conspiration est émise pour le 12 janvier 2022. Selon nos sources, Monsieur Séya aurait déposé une lettre de protestation au président du Sénat pour lui faire connaître les agissements de son indélicate collègue. Une autre saisine, cette fois du commissaire du gouvernement, Ange Kessy, a été faite à l’encontre de la hiérarchie policière et de la gendarmerie. Signalons qu’une main obscure à la Présidence de la République en connexion avec la Sénatrice s’active pour faire pression dans cet autre scandale dont les dignitaires du régime sont devenus coutumiers.

La réaction de la Sénatrice Chantal Fanny

Dans un but d’équilibre de l’information, www.enquetemedia.org adresse un courrier via mail à Chantal Fanny, le mardi 11 janv. 2021 à 10 :41. En plus du mail, le même courrier est transféré via WhatsApp le même jour à 12 :16.

« J’ai essayé de vous joindre mais ne répondant pas. Je vous suggère de joindre ce numéro pour toutes questions et zone d’ombre. Mtre Fofana 07… ». Message laissé par la Sénatrice à 16 :18.
Réponse de www.enquetemedia.org « Bonjour Mme.Vous pouvez joindre ce numéro si besoin : +00336…Merci. contact@enquemedia.org » (17 :27).
Le même mardi 12 /01/22, Chantal Fanny joint le numéro pour un temps de communication de 39 mn qui a plus l’allure d’une causerie que d’une réaction à une affaire si sérieuse pour l’honorabilité de la sénatrice est mise en cause. www.enquetemedia.org lui demande poliment de faire droit à notre requête de demande de réaction. Elle donne son accord de principe et conclut que de toutes les façons son avocat est informé de notre démarche et qu’il nous répondra de toutes les façons.
Mercredi 13/01/22, 13:29, la demande de réaction est envoyée à Mtre Fofana. « Bonjour Me. Nous venons vers vous par rapport à un article sur une affaire dans laquelle la Sénatrice Fanny serait impliquée. Nous lui avions envoyé une demande de réaction comme l’exige la déontologie de notre métier. Elle nous dirige vers vous. Nous vous renvoyons la demande de réaction. www.enquetemedia.org/contact@enquetemedia.org ». Omerta !
Jeudi14/01/22. « Bonjour Mme Chantal Fanny. Nous avions envoyé la demande de réaction à votre Avocat hier à 13:29. Nous sommes toujours dans l’attente de cette dernière. Bien à vous ».
A ce jour, 17/01/2022, au moment où nous tracions ces lignes, aucune réponse à la demande de réaction.

LA REDACTION