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Ministère de la Construction-effondrement d’immeubles / Des syndicalistes jetés en prison par Koné Bruno pour avoir dénoncé la grande corruption.

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Pour avoir demandé un audit au guichet unique de la construction et de l’urbanisme en adressant un courrier au premier ministre, les signataires pourchassés  comme des rats pour certains et jetés à la Maison d’arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca) pour d’autres.

Des agents (syndicalistes) sont incarcérés pour avoir dénoncé une mafia au guichet unique mettant en cause le ministre Bruno Koné. Le Secrétaire Général du syndicat libre des agents de la construction (SYLAC) Tebao Gnonsian Alain Paul est incarcéré au bâtiment A, cellule 209 de la Maca.

Même les immeubles qui s’écroulent aujourd’hui à Treichville et Cocody étaient décriés, pendant la procédure d’octroi de permis de construire, dans un courrier où des suspicions de corruption planaient sur le cabinet et le guichet du permis de construire.

Une dénonciation qui vaut la prison, pourtant ! 

Dans un courrier datant du 1er mars 2021, adressé à Alassane Ouattara, le Syndicat libre des agents de la construction (SYLAC) et le Syndicat national du ministère de la Construction (SYNAMC) accusaient le directeur du guichet unique Ousmane Coulibaly d’avoir « pompé » dans la caisse.
« Monsieur Ousmane Coulibaly vient de pomper près de soixante-dix millions (70.000.000 F) de nos francs des caisses dudit guichet et qu’il vient d’embarquer ce matin du lundi 1er mars 2021, dans son véhicule (…) en direction de Kouto (nord), pour dit-il, aider au financement de la campagne législative du ministre Koné Nabagné Bruno », avaient accusé les deux organisations syndicales.

Une situation qui va déclencher le courroux de tout le cabinet avec la bénédiction du ministre pour museler et mettre hors d’état de nuire les syndicalistes du ministère de la construction. Depuis lors des agents (syndicalistes) sont incarcérés et d’autres vivent dans la clandestinité totale. Pourtant la vérité reste implacable. Les immeubles sortent de terre comme des champignons et s’écroulent comme des châteaux de cartes.

LA REDACTION