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Dossiers-Le casse de la BCEAO -1 / L’essor des agences…, le rôle de Bédié, Guéi et Gbagbo.

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La BECEAO ( Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest) a été  créé le 12 mai 1962. Elle émet des signes monétaires en faveur des états membre de l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africain) qui sont par ordre alphabétique: BÉNIN, BURKINA FASO, CÔTE D’IVOIRE,  GUINÉE BISSAO, MALI, NIGER, SÉNÉGAL, et TOGO. Son siège se trouve à Dakar au Sénégal, sur l’avenue Abdoulaye Fadiga.

Ainsi, après la décision du 15 décembre 1974 de l’africanisation des instances de la BCEAO, sur proposition de Léopold S. Senghor, l’année 1975 verra le transfert effectif de compétences et de siège de la BCEAO sur les terres ouest africaines. Lamine Fadiga devient le 1er Gouverneur. Mais il faudra attendre le 26 mai 1979 pour enfin avoir le siège à Dakar.
Dans la dynamique d’une décentralisation pour mieux contrôler les capitaux et les économies des états membres, Fadiga va nommer des Directeurs nationaux de la BCEAO. Lamine Diabaté est ainsi nommé Directeur Côte d’Ivoire, le 28 février 1975. C’est le 8 septembre 1980 que sera ouvert la première agence auxiliaire de la BCEAO en Côte d’Ivoire dans la ville de SanPedro. Puis vont suivre celles d’Abengourou le 3 janvier 1983 et Khorogo le 26 septembre 1983. L’agence de Bouaké, située en face du Lycée Moderne Nimbo a été ensuite inaugurée.

La BCEAO est braquée cinq fois  

La 1ère attaque contre la BCEAO aura lieu à la roquette sur un fourgon blindé à Lomé (Togo) le 13 mai 1994.
-Le 22 août 2002 : par un agent de la BCEAO.
-Le 24 septembre 2003 : agence de Bouaké.
-Le 25 octobre 2003 : agence de Man.
-Le 4 août 2004 : agence de Korogho.
Chaque région de Côte d’Ivoire est évaluée à partir des capitaux qu’elle générait. Ainsi, pour éviter des transports de fonds conséquents , les succursales de la BCEAO à l’intérieur du pays confortent le dépôt des devises, qu’elles soient en CFA ou en d’autres monnaies. Aussi, la CAISTAB qui gérait les avoirs et transactions de la filière café-Cacao, garantissait dans le temps, ses capitaux auprès des agences BCEAO d’Abengourou, Man et Bouaké.

A l’arrivée en 1993 de Bedié, lesdits coffres ont été gracieusement renfloués. Ce mécanisme a été rendu possible grâce à l’augmentation du budget de l’état de Côte d’Ivoire.
Ainsi, en 1995, Bedié commence le redressement des comptes de l’Etat. Apres donc 13 années de déficit public accumulé, ce sont plus de 800 milliards qui sont éparpillés entre les différentes succursales. Il est stoppé dans son élan par le coup d’Etat de « Papa Romeo ».

Mamadou Koulibaly, d’abord sous Guéi Robert puis sous Gbagbo, va arrêter le flux de capitaux des agences BCEAO de l’intérieur. Mais la vision de Bohoun Bouabré est tout autre. Ainsi, les devises dans la seule agence BCEAO de Bouaké atteignaient au 8 mars 2002, un roulement de 730 milliards de CFA.

C’est cette manne d’argent qui a sans doute attisé l’appétit vorace d’ogres affamés au funeste destin , tapis dans l’ombre, et qui ont profité de la rébellion (sans doute le vrai motif ?) pour opérer plus tard, le casse le plus impuni du siècle!
(La suite )

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