contact@enquetemedia.org

Casse de la BCEAO acte 3/ Soro passe plus de 5 heures dans les coffres…de la BCEAO-Bouaké… 40 milliards de FCFA, des devises en Euros et Dollars, 4 tonnes d’or emportées

Partager l'article :

Share on facebook
Share on linkedin
Share on twitter
Share on pinterest
Share on email

21 septembre 2003. La nuit tombe doucement sur Bouaké. Les rumeurs vont bon train. L’atmosphère maussade fait dire que Phillipe Mangou et ses hommes arrivent. Ce Commandant de l’armée de terre avait une réputation coriace. On lui prêtait des épopées légendaires dont seuls ses hommes se les racontaient, et s’en gavaient pour foncer comme il leur demandait. D’aucun disaient qu’il pouvait apparaître sur le champs de bataille ennemi sous une nuée… Ce fils de Pasteur laissait courir l’idée que son père, Pasteur Ebrié, était de la trempe de Williams Harris.

De l’or,  de l’or, trop d’or!

Cette nuit du 23 septembre 2003 était critique. Surtout que depuis plusieurs jours, le bouillant Issiaka Ouattara alias Wattao, était aux abonnés absent. Le Général pensait pouvoir stopper Soro Guillaume et ses sbires par l’homme à la brèche. Alors que… Tôt le matin, Wattao avait signalé au Secrétaire Général de la rébellion que les hommes étaient tombés sur une quantité d’or  gigantesque. Il voulait des instructions. Fallait-il seulement prendre les coupures de banque ou bien « si on prend or là y’a foyi ? ». Cette question faisait référence au Général Guéi Robert, qui, une fois au pouvoir à la suite du putsch de Noël 1999, s’était précipité à Daoukro pour dépouiller la résidence présidentielle de Bédié. Il a été lâchement assassiné 3 ans plus tard. Le « petit senoufo » n’avait cure de cette légende sudiste Akan. Lui, il a été façonné par le «Poro », ce rite initiatique qui préparait l’enfant ou le jeune à la vie d’adulte, avec un parcours semé d’embûches et de connaissances. Il intime au « géant » Wattao de préserver la réserve d’or, en prenant soin de lui dire qu’il lui enverrait quelqu’un de confiance…Quand il était SG de la Fesci, pour échapper à la surveillance des services de renseignements, Guillaume Soro avait pris l’habitude d’informer à chaque membre  de son entourage, un lieu différent où il dormirait. Seul le « camarade » qui restait à ses côtés  à 21 heures 10 tapantes,  savait sa destination finale. Cette stratégie lui a permis d’échapper plusieurs fois aux forces de l’ordre….

Soro sur les traces de Crésus

Ce 23 septembre 2003, le Secrétaire Général du MPCI, Soro Guillaume Kigbafori, lui très prudent et qui ne badine pas sur sa sécurité, va demander à son chauffeur K.S de prendre congé. C’est qu’il n’a pas besoin de lui pour se rendre à un rendez-vous, dit-il. Au volant d’un Van Hyundai HH, il s’approche de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dont les alentours ont été sécurisés par les hommes de Wattao qui lui ont dégagé une entrée. Le plus grand CASSE aura lieu sous la supervision du « Messie ». Le Van sera chargé d’or et de devises étrangères (€ Euros et $ Dollars). Lorsque le van quitte les lieux, il est 2 heures 24 minutes très tôt,  le matin. Soro passe plus de 5 heures de temps dans le coffre-fort de la BCEAO, agence de Bouake. Soro Guillaume, ne veut pas d’escorte, pour dit-il, éviter les soupçons. Il transportait un peu plus de 25 millions d’euros (près de 20 milliards de FCFA) et autant de Dollars mais surtout, un poids de plus 4 tonnes de lingots d’or. Il était comme Crésus, Kankou Moussa, ou même, Ali Baba! Il roule doucement et disparaît dans la nuit de Bouaké.

Suspicion légitime (!?)

Mais KS qui est habitué à l’homme, trouve étrange que son patron lui ait demandé de ne pas l’accompagner. Il se confie à un de ses frères d’armes. Vu les infos et les rumeurs, tout de suite, le lien est fait. La nouvelle se propage chez tous les hommes en arme et l’atmosphère est …. poudreuse.  Là, fut le déclenchement de ce que nul n’a pu maîtriser…

La suite (4eme épisode) bientôt!

LA RÉDACTION