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Casse de la Bceao (4e partie) / Plus de 100 milliards FCFA dérobés à Man et Korhogo …, le rôle de Wade dans le blanchiment du butin de guerre…

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24 septembre 2003, les éléments qui étaient à la base des Sapeurs-pompiers militaires de Bouaké, ont donné l’assaut sur la Bceao. Le chef de guerre Issiaka Ouattara, alias « Wattao » et ses hommes étaient pris au piège. Tout le monde voulait sa part. Puis ce fut le chaos. le colonel Soumaïla Bakayoko, sur instruction du Secrétariat Général, et confirmation du « Parrain » a l’ordre de mater tous ceux qui y sont. Mais qui pour mater qui ?

Un carnage inexplicable…

Ce fut un carnage. On pouvait compter plus 800 corps qui jonchaient les rues de Bouaké. Il n’était pas bon d’être dans les rues. Et ce jour, plusieurs clans se sont formés. Ainsi le Chef d’Etat major de la rébellion demande-t-il aux forces licornes d’intervenir. Les français arrivent dans une ville de Bouaké avec une méconnaissance des forces en présence. Ils commencent par des tirs de sommation de l’artillerie lourde. Et de l’autre côté de la ligne de front, Phillipe Mangou veut que ses hommes profitent de ce Capharnaüm, pour prendre possession de Bouaké. Les français refusent. Le Colonel français … (omission volontaire de nom) constate avec ses hommes le carnage et le chaos autour et à l’intérieur de la banque. Lui et ses hommes (9) vont remplir le véhicule de commandement de billets de banque, eux aussi. La décision de mater les « voleurs », faut-il le souligner, n’était pas passée dans les rangs.

De Bondoukou à Man, la nouvelle avait fait le tour des différents QG et tous les ComZones. Le vendredi 26 septembre 2003, Bouaké a vu la présence de tous les ex chefs de guerre, sans exception. Chacun étant venu chercher sa part. Les français ne pouvaient intervenir… Seul le Rwanda avait connu pire et tous les coups étaient permis. Au lendemain, samedi 27 septembre, la ville de Bouaké pouvait dénombrer plusieurs centaines de morts. Quand le calme revient sur intervention des français et de l’Onuci, la succursale de la Bceao a été dépouillée, les archives et documents détruits, et de nouveaux riches, de nouveaux milliardaires ont vu le jour.

IB prend ses distances

Mais plusieurs clans sont formés. Ibrahim Coulibaly, parfois appelé simplement « IB » ou « Major», alias Djibilan , le Général a pris , à jamais, ses distances. Pour lui, tout était clair : il faut « éliminer » Soro Guillaume, Responsable du massacre. Mais le casse de Bouaké va donner des idées pour ceux de Korhogo et Man.

Presqu’un an plus tard, soit en août 2004, la Bceao de Korhogo a subi le même sort. En suivant les traces de l’argent, @enquetemedia est à même d’affirmer la somme dérobée. Il s’agit de la bagatelle de 683.462.000 FCFA et un peu plus de 28 millions d’euros (suite au versement d’un consortium indien sur des acquis d’une mine d’or de la région). La succursale de Man a donc été placée sous haute surveillance par l’armée française. Cependant, pour couvrir le casse qui y a eu lieu et dont les responsables du Secrétariat Général voulaient garder secret, ce sont des éléments de la force licorne qui ont été épinglés. Une douzaine de soldats français à qui l’on remettait des « pourboires » pour leur silence, ont été relevés par leur hiérarchie et accusés d’avoir dérobé seulement 65.000.000 FCFA, pour une succursale qui détenait plus de 140 milliards FCFA dont 92 milliards FCFA se sont envolés.

Plus de 100 milliards FCFA dérobés à Man et Korhogo!

L’on entend dire que tout cet argent a servi à financer la rébellion et payer les soldats. Cependant, il y avait tout de même du mal à honorer la prime de 5.000 FCFA aux soldats. Shérif Ousmane a failli y perdre la vie à cause d’elle. En reniflant la route de tout ce pactole, nous avons été emmenés à vérifier les fondements de la CORIS BANK au Burkina voisin, de nouveaux milliardaires au Mali, mais surtout du rôle des autorités sénégalaises pour le blanchiment de cet argent.

Quand Abdoulaye Wade aide à blanchir cet argent

La famille Wade et le gouvernement de l’époque ont joué un très grand rôle.  Macky Sall était premier ministre de Wade lorsque la première tonne d’or a atterri à Dakar (Sénégal). Une autre tonne d’or est partie à Brazzaville (Congo). Pour ce qui est des devises étrangères, ils ont principalement été investis dans l’immobilier à Thionville près du Luxembourg, à Conflans-Sainte-Honorine dans le 78 (région parisienne), à Gonesse dans le 95 (région parisienne) à Paris dans les 7e, 11e et 14e arrondissement. Il y a eu des investissements bancaires, hormis CORIS BANK qui sont à noter, tel que SOGEXIA (une banque nouvelle en ligne), la banque d’affaire LGT BANK du Liechtenstein. Une banque ivoirienne en a aussi profité à hauteur de 25 millions d’euros (près de 15 milliards de FCFA) par un montage financier fait depuis le Nigeria (…).

LA RÉDAC