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Business/Adama Bictogo est bien visé par une plainte pour escroquerie de 2 milliards FCFA en France.

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Contrairement à ses démentis dans une affaire qui l’oppose à une société française, Adama Bictogo est bel et bien visé depuis le 29 décembre 2016, par une plainte pour escroquerie qui court en France. L’affaire est actuellement instruite par une juge d’instruction au tribunal de Nanterre près de Paris. En effet, en affaires entre 2004 et 2006 avec des partenaires français spécialisés dans le négoce du cacao – l’actuel président intérimaire de l’Assemblée nationale ivoirienne est accusé d’avoir usé de manœuvres frauduleuses pour ne pas rembourser une somme de près de 4 millions d’euros soit environ 2 milliards 700 millions FCFA. Et pourtant il avait  bel et bien négocié le paiement de cette dette qui a été ramenée  à 2 500 000 d’euros soit pres de 2 milliards de FCFA. Et preuve accablante de cette mauvaise foi manifeste,  il a reconnu ladite dette par des écrits.

A malin, malin et demi!

Effectivement, entre le 5 octobre 2005 et le 10 février 2006 Adama Bictogo a, en qualité de patron de la société « CÔTE D’IVOIRE FRUITS », reçu, de ses anciens partenaires une avance de 13 036 380 €  environ 9 milliards FCFA en 17 fois aux fins de livrer un certain tonnage de fèves de cacao au port de Lomé, au Togo.  Mais le tonnage convenu ne sera pas livré par « CÔTE D’IVOIRE FRUITS », et les partenaires demandent à être remboursés de la différence perçue en numéraire et en matériel, soit un montant de 2 500 000€ tels que négociés par Adama Bictogo lui-même. Ayant reconnu cette dette le 12 juin 2006, Adama Bictogo invoquera des « difficultés financières », des « négociations en cours » avec des banques pour financer sa dette dont il n’apportera aucune preuve. Pour ses partenaires français, c’était en fait une ruse pour gagner du temps et éviter de payer sa créance. Finalement, ayant gagné ainsi du temps, il finit par expliquer qu’il n’a plus de dette parce qu’elle serait devenue trop ancienne et qu’elle serait donc prescrite, et qu’il n’a plus à la rembourser.

Le tribunal de commerce de Nanterre a toutefois, le 12 avril 2016, partiellement débouté Adama Bictogo et retenu que la dette demeurait exigible. Le tribunal de Nanterre a aussi autorisé que son appartement de Courbevoie, en banlieue huppée de Paris, soit hypothéqué au profit de ses créanciers français. Ce qui est le cas à ce jour.

LA REDACTION