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Bras de fer Initiative Café-Cacao-Industries du chocolat/ Yves Koné n’a pas de fronde pour affronter Goliath et se moque des paysans!

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Dimanche 20 novembre 2022. Fin de l’ultimatum du CCC lancé aux multinationales pour l’achat du cacao. Entre temps celles-ci continuent de dicter leur loi aux deux grands producteurs que sont la Côte d’Ivoire et le Ghana, selon les informations recueillies par www.enquetemedia.org sur  terrain. La menace étant l’arme des faibles, le CCC opte désormais pour la communication tout azimut. C’est qu’il ne se passe de jour sans que Yves Koné ne s’étale dans les médias occidentaux. Est-ce la bonne stratégie pour régler un conflit purement commercial ? Sur la question, plusieurs exportateurs pensent que ce n’est rien d’autre que de la manipulation.

Recourir aux médias serait faire preuve de faiblesse !

La pomme de discorde entre les industriels chocolatiers et les pays producteurs est le Différentiel de revenus décent (DRD), lequel différentiel est quémandé pour améliorer les conditions de vie des producteurs. Alors que ces producteurs eux-mêmes disent ne pas sentir son impact sur leur situation, depuis son instauration. D’aucuns pensent que le CCC devrait revoir sa stratégie commerciale. En effet, s’il est vrai que le CCC est tellement altruiste qu’il lutte pour le bien-être des producteurs, le directeur général Yves Kone devrait s’ atteler à joindre l’acte à la parole en ramenant le prix bord champ à 70 voire 80% du prix CAF, tout en réduisant la parafiscalité. Pour l’heure et concernant ce combat les choses semblent mal embarquées d ‘où les multiples sorties du CCC dans les médias.

A qui profite ce bras de fer ?

Pas aux producteurs en tout cas, qui se retrouvent dans une guerre dont ils ignorent les causes ! Eux qui devraient logiquement être à l’abri avec le prix garanti. Depuis l’ouverture de la campagne cacaoyère 2022/2023, ceux-ci ont du mal à écouler leurs productions par faute d’acheteurs. Cette situation faisant craindre la paupérisation du monde cacaoyer mais aussi la baisse de la qualité du cacao, pour cause de longue conservation.

« Ce que nous voulons, ce ne sont pas les discours creux, mais trouver des gens pour enlever nos produits » vocifère un producteur, à Soubré. « Nous ne mangeons pas le cacao » poursuit notre interlocuteur, tout en dénonçant la duplicité du CCC qui semble ne pas avoir de solution au problème du blocage.

Pour rappel, Yves Kone directeur général du CCC, a tenu les mêmes discours pendant la crise du prix de la campagne 2021/2022. Et nous avons tous constaté les résultats. Va-t-il à nouveau  »taper poteaux  » comme on le dit en argot ivoirien !?

LA RÉDACTION