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Affaire « le Casse de la BCEAO »(2e partie) / L’implication d’IB, des libanais, Diendéré, Compaoré frère, Gueu et Bakayoko !

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Depuis le 19 septembre 2002, des hommes ont attaqué la mère patrie ivoirienne. Des familles entières décimées. C’est le sauve-qui-peut dans la partie Nord du pays. Les fonctionnaires, les travailleurs, femmes et enfants se sont jetés sur les routes champêtres pour échapper à leurs bourreaux. Un seul objectif : essayer d’atteindre Yamoussoukro. Car les assaillants tuent les hommes. Nombreux ont été enfermés dans des conteneurs métalliques. Assoiffés, sevrés, les plus chanceux ont été égorgés.

Les desseins macabres des rebelles

Seulement, cette organisation avait d’autres desseins. Le responsable tactique qui a imaginé le coup, avait été clair. Pour le « Général IB », pas question de dépouiller la population, encore moins, de s’adonner à quelques actes répréhensibles. Il avait à sa solde, de nombreux libanais qui étaient prêt à financer. Il y avait aussi le financement de Bédié qui avait été convaincu par Dominique Ouattara par l’entremise de la « Biche royale », Henriette Koizan Bomo Bédié, son épouse. Mais le soir du 16 août 2003, alors de passage à Douala, Alassane Ouattara est en entretien téléphonique avec Soumaïla Bakayoko et Michel Gueu. Il s’agit de parler stratégie et financement. Des milliers de jeunes se sont joints à la cause. Il faut les rémunérer, les nourrir, les entretenir de peur d’assister à des exactions sur la population.

 

Guillaume Soro et l’idée du Casse

Le Secrétaire Général de la rébellion demande à prendre la parole, il est assisté de Louis-André Dacoury-Tabley.  Les deux dirigeants veulent afficher une unité pour convaincre Alassane Dramane Ouattara. Ainsi, Guillaume Soro va livrer une information de taille : l’agence BCEAO regorge d’une réserve stratégique d’or, d’environ 700 milliards de FCFA en devise CFA et surtout 25 millions de différentes coupures d’€uro. De plus, Louis-André Dakoury Tabley précise qu’en plus, les agences de Korhogo et Man, sont sous contrôle de la rébellion.
Pendant que la discussion a cours, un appel se fait insistant. C’est le « Général IB. », Ibrahim Coulibaly. Il persiste. Comme « le Parrain » ignore ou, visiblement, refuse de décrocher, IB se tourne vers Koné Karamaté Souleymane alias Soul to Soul pour lui intimer l’ordre de l’adjoindre à cette conférence téléphonique. Il vocifère à l’autre bout du fil.

 

Guillaume Soro a eu avec lui une conversation téléphonique le 12 août 2003. Il lui a alors exposé son plan pour renflouer les caisses de la rébellion, car la menace grandissant que les soldats qui, nombreux sous l’emprise de stupéfiants divers et variés, risquent de gravement désorganiser l’organisation. C’est l’argument qui est servi au « Parrain ».
Cette stratégie fragilise le Secrétariat général. Surgit alors 3 camps :

– le camps d’IB (opposé à un casse);

– le camps de Soro (qui planifie dans les moindre détails…);

– le camp de Michel Gueu (les indécis).

L’appui de Blaise Compaoré, François Compaoré et Gilbert Diendéré

Blaise Compaoré a fait convoyer des hommes de son unité spéciale de la sûreté présidentielle, avec des hélicoptères et des engins de transport de fonds, vers Bouaké. François Compaoré, son frère, fait partie du convoi. Et le Colonel Gilbert Dienderé a spécialement dépêché 4 de ses hommes de mains et de confiance, pour surveiller l’opération.

 

Pour Ibrahim Coulibaly alias IB, pas question de donner l’image de voyous qui profitent de la situation pour dévaliser l’argent du peuple et de la nation. Ce 20 septembre 2003, il règne une atmosphère lourde dans Bouaké et tout le monde pense qu’il se prépare quelque chose. Des détonations ont eu lieu dans la nuit accompagnées de tirs sporadiques. Chacun y va de son commentaire. Mais tous pensent que ce sont les FANCI qui ont réussi une incursion en zone rebelle.

IB, des libanais…

Cependant, loin de Bouaké, les hommes d’IB lui font des remontées d’informations pas reluisantes. Le bouillant Bamba Kassoum était en effet les yeux du « Général IB ». Comme son mentor, il avait à sa solde plus de 120 soldats qui lui obéissaient à la lettre. IB leur intime l’ordre de s’opposer à toute tentative de braquage. Cependant, le « Général sait qu’ils ne font pas le poids face aux autres. Alors Il veut s’expliquer avec le charismatique Wattao. Mais Wattao est injoignable… Alors, il tente une dernière fois de joindre le « Parrain ». C’est par l’entremise de son épouse, qu’il parvient à le joindre. Cependant, la discussion va être brève : « occupe-toi de gérer et tenir tes hommes, Guillaume Soro s’occupe de l’administration de la zone. S’il dit qu’il faut de l’argent, c’est qu’il faut de l’argent. Ce ne sont pas les miettes promises par les libanais qui vont nous aider. »

 

Le « Général IB » n’a pas le temps de placer un mot que le téléphone satellite est remis à Dame Dominique Ouattara. Cette dernière essaie tant bien que mal de lui expliquer le bien-fondé de l’action en cours… « En cours !!! S’écrit IB ». C’est ainsi qu’il apprend que le casse est déjà en cours. Nous sommes le 22 septembre 2003.

LA RÉDACTION

(Fin de la deuxième partie

Bientôt, la troisième et dernière partie).