contact@enquetemedia.org

« Affaire drogue à Abidjan »/Plus d’une centaine de personnes concernées… l’ONUDC et la DEA aux commandes … le Pouvoir obligé de coopérer!

Partager l'article :

Share on facebook
Share on linkedin
Share on twitter
Share on pinterest
Share on email

Tout part de l’ONUDC et de la DEA. L’Office des Nations-Unies contre la Drogue et le Crime organisé  (ONUDC) et la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis,  ont frappé fort. C’est le moindre que l’on puisse dire. Ils sont à l’origine de cette traque aux dealers. Tout a commencé,  en effet, depuis 2012. Sachant que des pontes du Pouvoir sont dans le circuit comme des têtes de pont et que le politique y est très impliqué,  il faille trouver une stratégie imparable. Celle de recruter une unité d’élite affectée spécialement à cette opération d’envergure envisagée.  Et pour que cela échappe au Pouvoir en place, un concours de recrutement,  est organisé.  Des policiers, gendarmes, militaires… bref tous les corps des FDS (Forces de Defense et de Securité), sont concernés.  Des dizaines de personnes à recruter, avec des critères très stricts. Beaucoup d’officiers et d’hommes du rang, postulent, certains mêmes exerçaient à l’intérieur du pays. Les compositions sont faites sur place et les feuilles directement scannées pour être aussitôt envoyées au siège de l’ONUDC. Parce que la tricherie, la corruption et c’est un secret de polichinelle, sont ancrées ici… Des responsables au sommet de l’Etat qui voulaient insérer leurs éléments,  se sont mis le doigt dans l’œil.  Le recrutement leur échappe complètement,  et les résultats sont dare-dare donnés,  séance tenante. La plupart des admis sont des « caciques » qui avaient été affectés à l’intérieur du pays pour dit-on , avoir collaboré avec l’ex-pouvoir de Laurent Gbagbo. Ils ne répondront de personne au plan local, leurs ordres venant directement de la DEA et de l’ONUDC, avec comme principal commanditaire, l’ONUDC…. Le pouvoir ne sait à quel saint se vouer. Alors que cette unité d’élite devait recevoir outre les salaires en tant que fonctionnaires, des primes décidées par l’ONUDC et payées par l’État ivoirien, rien ne sera fait, les choses traînant. On comprend certainement,  pourquoi!

Un travail d’orfèvre

L’unité d’élite a beaucoup à prouver. Le Pouvoir d’Abidjan avait cloué certains au pilori en les envoyant dans des zones reculées du pays. L’occasion est idoine pour redorer son blason terni par les politiciens. Dure était la tâche avec souvent, le manque de moyens adéquats.  Mais l’ONUDC ayant compris le manque de volonté de collaboration franche des autorités fera mains et pieds pour leur octroyer de rares subsides. Au moins, en matériels. Pour les primes, c’est une question politique à régler ultérieurement.  L’unité ne s’ en tiendra qu’aux ordres venus de l’extérieur, frustrant au passage, certains hauts responsables des FDS. Tous les rapports sont simultanément envoyés à l’ONUDC donc la DEA, et aux autorités d’ici. Dès lors, on ne peut rien gérer, comme on le fait, en Côte d’Ivoire. Des enquêtes sont effectuées sur tout le monde, tant que vous avez un lien avec la poudre blanche, le « Poupounampou », en Nouchi, ou argot ivoirien. Tout devient sérieux.  Ceux qui ne peuvent contourner ce système désormais bien huilé,  préfèrent se reconvertir dans d’autres activités,  sentant le danger imminent. Les plus caciques se cramponnent à ce business avec à la bouche cette célèbre boutade ivoirienne : « Ici, on peut tout gérer,  avec un peu d’argent ». Ils n’avaient encore rien compris, aveuglés qu’ils étaient, par l’argent de la drogue!

John arrêté,  le rubicond est franchi

John un célèbre dealer, est arrêté,  dans la foulée. On peut lire sur une publication du site 7info.ci, en date du 29 décembre 2018, que « la traque qui se poursuit a conduit ce mardi 18 décembre, sous le coup de 18h, la police à se déployer autour de l’hôtel Free World pour une opération d’envergure. » Le jour de son arrestation,  il demande aux membres de l’unité d’élite qui l’ont appréhendé , d’effectuer une conversation téléphonique et appelle l’un des pontes de la drogue en Côte d’Ivoire, incontournable et acteur de premier plan du secteur (ndlr nous ne citerons pas son nom, par respect pour sa mémoire). Essayons de retranscrire cette conversation:

-John: Allô, bonjour papa.

-Comment tu vas, mon petit, Quelles sont les nouvelles?

-John: Ce n’est pas bon, on m’a pris.

-Qui t’a pris, qui a osé,  passe le moi!

Après discussion avec l’un des membres de l’intraitable unité,  l’interlocuteur de John sait que ce n’est vraiment pas bon. Il ne répondra plus aux appels de John et aurait même retiré sa puce qu’il a cassée , du portable…. Point n’est besoin de deviner car c’était bel et bien lui qui était enregistré à ce numéro et les incessantes écoutes bien avant cet incident, le confirment, bel et bien!

La mort du Parrain de John

Le parrain de John aujourd’hui décédé, sait désormais que ses soupçons sont plus que vrai et qu’il ne peut plus rien faire, malgré son immense réseau sous-régional, africain, voir même,  mondial- et sa position de premier plan dans la sphère politique de Côte d’Ivoire. Nonobstant cette information il continue ses activités en se faisant dorénavant plus discret. Pour John, pas de problèmes,  il est sacrifié,  on confiera son réseau à un autre fidèle lieutenant.  Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que depuis cette date et même bien avant, il y’avait toutes les preuves savamment documentées avec preuves irréfutables à l’appui, sur lui et son réseau,  et qu’il fallait seulement attendre le moment propice et le  »ok » de l’ONUDC, pour le cueillir. L’arrêter n’aurait pas été simple, puisqu’il fallait au préalable mener des négociations politiques assez poussées.  Serait-ce l’une des causes de sa mort ? Nul ne saurait le dire mais selon plusieurs indiscrétions corroborées auprès de sources proches de l’unité d’élite,  il y’avait plus haut que lui, dans ce cartel. Jusqu’au sommet de l’Etat? Sans doute (!?)

L’État ivoirien obligé de collaborer: Des centaines de personnes visées. …

« Il y’aura à coup sûr , du grabuge. Ceux qui ont été arrêté récemment  (ndlr hier 2 juin 2022), ce n’est rien! Il y’aura pire que ça.  C’est plus d’une centaine voire des centaines de personnes impliquées pour des quantités énormes de drogue. Ne vous faites pas de restrictions, des personnes, jusqu’aux plus insoupçonnées. La Côte d’Ivoire est l’une des plus grandes plates formes mondiales. Vous voyez nos accointances d’avec  un pays du Maghreb mondialement célèbre à ce sujet? C’est maintenant que vous apprenez ce scandale. Quant à nous, nous vaquons désormais à d’autres occupations, nous avons tout bouclé depuis au moins deux ans ». Confie à www.enquetemedia.org, l’une des chevilles ouvrières de ce vaste ménage. L’État ivoirien qui n’a pas toujours mis à disposition les moyens pour faciliter le travail de cette unité d’élite,  ne peut, que volontairement ou involontairement, récupérer cette victoire internationale,  à son compte. Comme s’ il pouvait s’ y opposer! Mais en politique, l’occasion faisant le larron, pourquoi ne pas en profiter pour nettoyer politiquement s’ entend, les écuries d’Augias notamment en contribuant au choix du timing de cette opération ?

LA REDACTION