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Affaire BNI-Gestion-Oumar Diawara/ Une autre saisie d’avion à la veille du 7 août !

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L’ Airbus A319 de la compagnie Air Côte d’Ivoire immatriculé TU-TSY- un avion que la compagnie loue avec le Sud Américain Avianca-a été saisi ce vendredi 5 aout 2022 à l’aéroport Maya Maya de Brazzaville, au Congo. Cet aéronef en provenance d’Abidjan qui a atterri autour de 6h devrait repartir sur le coup de 7h. Mais enquêtemedia apprend de sources sûres que par un exequatur et des réquisitions de la force publique, Me Yvon Sow, huissier, a fait saisir l’appareil. Et ce coup d’éclat porte la signature de l’homme d’affaires Congolo malien, Oumar Diawara. Qui n’est pas à son premier coup d’essai.

À toi, à moi!

L’homme d’affaires est en effet en conflit ouvert avec l’Etat ivoirien. Il avait même opéré deux premières saisies d’avion, le 22 novembre 2021 à Bamako et le 29 novembre 2021, à Conakry. Ces aéronefs appartiennent bel et bien à la compagnie Air Côte d’Ivoire. Il avait surtout fait la promesse d’opérer d’autres saisies d’avion dans d’autres Etats de la CEDEAO dans le conflit qui l’oppose à l’Etat de côte d’Ivoire. Et c’est un coup de maître qu’il a réalisé ce 5 août 2022, à la veille de l’indépendance de la Côte d’ivoire.

Faut-il le rappeler, dans le litige l’opposant à BNI Gestion et pour lequel il a obtenu gain de cause auprès de la Cour de Justice de la CEDEAO le 22 octobre 2021, cette Cour avait ordonné à l’Etat ivoirien la restitution à l’homme d’affaires, de 50 hectares de terrains confisqués en 2020 sur la décision du tribunal de première instance d’Abidjan, ainsi que de lui verser le montant de 1,3 milliard de Franc CFA au titre de dommages et intérêts.
En réponse à l’exécution de la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, l’Etat Ivoirien avait plutôt répondu par une condamnation de l’homme d’affaires dans un procès dont la diligence a étonné plus d’un observateur averti le jeudi 2 décembre 2021. Verdict, le tribunal correctionnel a condamné Oumar Diawara à 20 ans de prison ferme, 50 milliards de FCFA d’amende et 25 milliards de FCFA de dommages et intérêt à l’Etat de Côte d’Ivoire pour complicité d’abus de biens sociaux et blanchiment de capitaux. En outre, la même sentence ordonnait la confiscation de ses biens avec interdiction de séjour sur le territoire ivoirien assorti d’un mandat d’arrêt.

Et depuis, l’homme d’affaires est engagé dans un bras de fer contre l’Etat de Côté d’ivoire. Troublant, si on peut dire, la quiétude des autorités ivoiriennes, dans un contexte assez complexe.
Entre la gestion de la crise des 49 soldats bloqués au Mali, la célébration de l’indépendance du 7 août à Yamoussoukro et la saisie de ces avions, quelle sera la priorité de Ouattara ?

LA RÉDACTION