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Attentat de Grand-Bassam : Le Procureur Adou Richard se presse lentement pour tout boucler …!

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L’on se rappelle de cet attentat qui a remué la première capitale ivoirienne. Depuis lors, les autorités avaient promis de réagir vigoureusement.  Pour une fois, les Ivoiriens voulaient y croire. Sauf que jusqu’à ce jour, tout continue de traîner. Le Procureur Adou Richard se presse lentement pour tout boucler. Pourtant …

Un bilan, un principal suspect aux abonnés introuvable

33 (Trente-trois) blessés sont pris en charge, alors qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) revendique l’attentat mené, selon leur communiqué, par la katiba Al-Mourabitoun de   l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Le Borgne. Un groupe à l’origine de deux autres attaques meurtrières, à Ouagadougou (Burkina Faso) en janvier 2016, et à Gao (Mali), un an plus tard. Au moins 80 personnes ont été interpellées en Côte d’Ivoire, au Mali et au Burkina Faso, en lien avec cette affaire, selon une source proche du dossier. Mais un individu manque toujours à l’appel : Kounta Dallah, suspect numéro un et présenté par les autorités ivoiriennes comme le cerveau de l’attaque. Il est recherché par la justice ivoirienne car soupçonné d’être le principal cerveau de l’attentat de Grand-Bassam. L’information a été donnée, le mardi 22 mars 2016, à Abidjan-Plateau, au cours d’une conférence de presse co-animée par le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko et le procureur de la République, Adou Kouamé Richard.

 

L’arrestation de Barry Hassan dit « Barry Battesti » ou encore « Sam », interpellé à Dabou, ville voisine d’Abidjan – qui a côtoyé Kounta Dallah durant des mois, au Mali et en Côte d’Ivoire, a certes permis d’obtenir des informations supplémentaires sur l’activité de ce natif de la région de Tombouctou (Mali), mais n’a pas suffi à remonter jusqu’à lui. Mi-avril 2016, le Malien Alou Doumbouya, alias « Man », a ainsi été interpellé dans un quartier populaire de Bamako. Présenté comme le numéro deux de l’attentat, il avait convoyé les armes du Mali en Côte d’Ivoire. Nous étions en 2019.

Sam, Barry Battesti, 6 ans en détention préventive

Barry Hassan dit « Barry Battesti » ou encore « Sam », accusé de terrorisme dans l’attentat de Bassam a été interpellé depuis 2016, et croupit depuis lors, dans les geôles ivoiriennes. Ce dernier était le chauffeur du 4×4 que les securocrates avaient retrouvé le lendemain de l’attentat c’est à dire, le 14 mars 2016. Encore un présumé innocent en préventive depuis 6 ans…  Parce que jusqu’à ce qu’il soit jugé et reconnu coupable donc condamné, il bénéficie de la présomption d’innocence. Est-ce qu’on veut toujours le garder au frais le temps de mettre le grappin sur Kounta Dallah ? Chauffeur de profession, il devait être poursuivi dans un autre procès devant un tribunal civil pour « crimes, terrorisme et association de malfaiteurs ». Adou Richard n’a certainement pas publié que dans le nouveau code de procédure pénale en matière de crimes, la détention préventive ne saurait excéder 2 ans.

En attendant le procès !

En 2021, le procureur de la République Richard Adou, a affirmé sur RFI que le procès aurait lieu au plus tard, en janvier 2022. Il avait sans doute une idée derrière la tête.  Mais à ce jour, encore rien ! Du moins si et il y’a de cela 6 ans, puisqu’en 2016, il y’avait eu une condamnation.  Et Adou Richard pouvait avoir du crédit, si l’avenir se faisait à reculons…

En effet, les sergents Zanga Zoumana Coulibaly et Brice Touré (membre de la Garde Républicaine ivoirienne) ont été reconnus coupables de « violation de consignes » et « association de malfaiteurs » par le tribunal militaire pour avoir rencontré Barry Hassan dit « Barry Battesti », l’un des suspects de l’attentat. Ces deux soldats ont payé en partie la soif de vengeance du peuple ivoirien. Depuis la rupture des relations diplomatiques d’avec le Mali, on se demande si Kouta Dallah le cerveau, apparaîtra un jour, pour que le procureur de la République, Adou Kouamé Richard puisse respecter sa parole. Parce que ça fait trois mois que sa promesse ne vaut pas de l’aurait !

LA REDACTION