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Atteinte à la Liberté de la Presse/Noël Konan, objet d’un horrible chantage à Daoukro !

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Le tweet de Noël Konan, Journaliste d’investigation, relatif à une affaire de vol chez l’ancien président de la République, Henri Konan Bédié, par certains de ses proches collaborateurs a fait beaucoup de vagues sur les réseaux sociaux dans la journée du mercredi 29 juin 2022.

Suite à sa publication, il a été contacté au téléphone dans la soirée, aux environs de 17 heures, par Akoto Francis, le chef d’agence de NSIA Banque de Daoukro. Ce dernier lui a demandé de se rendre de toute urgence à Daoukro car le Sphinx de Daoukro souhaiterait s’entretenir avec lui au sujet de cette affaire de vol dont il est victime. Après cet entretien téléphonique, le journaliste prend aussitôt la route pour se rendre à Daoukro. Arrivé aux alentours de 23 heures, il sera pris à la gare de la compagnie de transport CTE par le responsable de l’agence NSIA Banque de Daoukro et conduit à l’hôtel la Paix de Daoukro. Une fois sur les lieux, Akoto Francis demande à s’entretenir avec lui. A l’entame des échanges, son interlocuteur, l’informe finalement que ce n’est pas pour rencontrer le président Bédié qu’il lui a demandé de venir. Mais qu’il l’a invité à Daoukro parce qu’il a déposé une plainte contre lui au commissariat de Police de la ville. En échange du retrait de sa plainte, il demande au journaliste de lui dévoiler l’identité de ses sources. Ne parvenant pas à convaincre Noël Konan afin qu’il dévoile ses sources, il fait appel à un responsable de la sécurité de monsieur Bédié. Est-ce un plan mis en place pour intimider le journaliste? Certainement, oui. Quelques instants, c’est au tour du commissaire de police d’arriver sur les lieux. L’officier de police expliquera au journaliste qu’il a reçu une plainte des mains d’Akoto Francis et qu’il doit à présent l’accompagner au commissariat de police pour être entendu. Mais est-il possible pour un commissaire de police d’auditionner une personne mise en cause sans que celle ci n’ait été convoquée au préalable par un officier de police judiciaire et à une heure aussi avancée ? Voyant la tournure que prend cette affaire, le journaliste demande à passer un coup de fil en vue de prendre des conseils avisés auprès d’un avocat et voir la conduite à tenir. Finalement, l’officier de police renonce à entendre celui-ci, car selon lui, il n’a pas  pu joindre le procureur de la République. Mais avant de s’en aller, il demande au journaliste de collaborer avec le plaignant, car selon lui, sa franche collaboration pourra influencer la procédure en cours. Quant au protocole de sécurité de l’ex-président de la République Bédié, prenant la parole, à son tour, il demandera également au journaliste de révéler l’identité de ses sources pour éviter que cette affaire n’aille loin. Dans la matinée de ce jeudi 30 juin 2022, après plusieurs heures d’entretien entre le plaignant et le journaliste, ils se retrouvent au commissariat de police. Noël Konan, sans aucune convocation préalable par un OPJ sera auditionné pendant près d’une heure dans les locaux de la police sans être assisté par un conseil. En voilà donc une façon atypique de traiter les journalistes sur la terre natale du Sphinx de Daoukro.
A Suivre…

LA REDACTION